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Francósfera
México-Francia
Eduardo Garzón-Sobrado, fundador. |
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| GARDIEN
D’UNE FLAMME QUI
NE S’ÉTEINDRA
PAS… |
| LE
GÉNÉRAL
COMBETTE |
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La
Francosphère Mexique-France remercie
très respectueusement M. le Général
Combette de sa généreuse approbation
pour la publication du présent article
sur notre site Internet, tout comme celle
de Monsieur Philippe Abplanalp, Secrétaire
de l’USFG.
Cette page est disponible au public de manière
gratuite et peut être reproduite avec
des fins non lucratives, pourvu qu’elle
ne soit pas mutilée, et que sa source
complète et son adresse électronique
soient citées. Autrement, une permission
préalable et par écrit de
l’institution est nécessaire.
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Le
général de corps
d’armée Jean
Combette est le président
du Comité de la Flamme,
instance responsable du maintien
et du ravivage de la flamme
éternelle qui brille
sur le tombeau du Soldat Inconnu.
Le général Jean
Combette, saint-cyrien, breveté
de l’École supérieure
de guerre, est l’un
des généraux
les plus décorés
de l’Armée française,
grand-croix de la Légion
d’honneur et notamment
titulaire des trois «
croix de guerre » (1939-1945,
T.O.E. et croix de la Valeur
militaire). Dans cette entrevue
été accordée
à l’Union
des Sociétés
françaises de Genève
le général parle
de sa prestigieuse carrière
militaire et sur le rôle
du Comité de la Flamme
pour les jeunes générations. |
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Philippe
Abplanalp (PhA): Mon Général,
merci de nous recevoir pour cette interview à
l’intention des Français de Genève.
Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre
passé militaire?
General
Combette (GC): Mais oui, c’est très
simple! J’avais 14 ans en 1940. Comme j’avais
la vocation militaire — mon père était
un grand mutilé de la guerre 14-18 où
il avait perdu une jambe à l’âge
de 20 ans et j’ai eu l’honneur de lui
remettre par la suite la rosette de la Légion
d’honneur — j’ai préparé
Saint-Cyr, la Grande École d’Officiers.
Mais au début de la guerre, en pleine Occupation
allemande, les choses étaient très
difficiles. Les « corniches » (n.d.r.
classes préparatoires à Saint-Cyr)
étaient supprimées. Je suis donc parti
pour le maquis en 1944. Mon père m’a
dit : « Tu sais ce que tu as à faire!
» J’avais 18 ans. Puis je me suis engagé
dans la Ie Armée du maréchal de Lattre.
J’ai participé à la libération
de l’Alsace et fait la campagne « Rhin
et Danube».
PhA: Vous
n’avez donc pas pu entrer à Saint-Cyr?
GC:
Si! À la fin de la guerre. J’ai préparé
le concours puis j’ai rejoint Saint-Cyr Coëtquidan,
ce qui m’a permis de faire partie de la première
promotion de la fin de la guerre en 1944, la promotion
« Rome et Strasbourg », ce dont je suis
particulièrement fier! J’ai ensuite
été nommé sous-lieutenant le
1er décembre 1945. J’avais 20 ans.
Et puis j’ai fait toutes les campagnes de
l’Armée française durant la
seconde moitié du XXe siècle. Cinq
ans en Extrême-Orient, en Indochine. Cinq
ans en Algérie. Trois ans dans le Sud Tunisien.
Puis neuf ans en Allemagne, auprès du colonel
Bigeard, à l’état-major des
forces françaises à Berlin. Puis à
nouveau auprès du général Bigeard,
lorsqu’il est devenu secrétaire d’Etat
à la Défense nationale.
PhA:
Quel regard portez-vous sur cette prestigieuse
carrière militaire?
GC:
J’ai assumé ma mission de soldat,
à chaque fois, le mieux possible,
dans des conditions parfois difficiles.
Mais j’ai cru en ce que je faisais
et j’ai essayé de remplir ce
qu’est pour moi la mission d’un
officier. Essayer de faire en sorte que
ce qu’on lui demande soit bien fait
et défendre les intérêts
de la France.
PhA:
Vous m’avez dit que votre père
était un grand mutilé de la
guerre 14 -18. Est-ce que cet événement
a été pour vous une raison
d’autant plus forte d’accepter
la présidence du Comité de
la Flamme?
GC:
Non, non ça n’a rien à
voir. La raison, c’est qu’on
m’a demandé si je voulais assumer
les fonctions de la Présidence du
Comité de la Flamme, alors que j’étais
disponible. J’ai pensé que
c’était l’occasion de
continuer à servir mon pays.
PhA:
Mon Général, quand cette flamme
a-t-elle été allumée
pour la première fois sur la tombe
du Soldat inconnu?
GC: Le 11 novembre 1923, pour le
cinquième anniversaire de l’Armistice.
Mais la tombe elle-même a été
inaugurée le 28 avril 1921.
PhA:
Est-ce que cette flamme s’est déjà
éteinte?
GC: Non, elle ne s’est jamais
éteinte. Elle a toujours brillé
sous l’Arc de Triomphe. Même
pendant la Seconde Guerre mondiale, même
sous l’Occupation allemande, elle
a été ravivée tous
les soirs par les anciens combattants.
PhA:
Comment cette cérémonie se
déroule-t-elle?
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Le
Général Jean Combette
À la Chancellerie
de la Légion d’Honneur. |
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GC:
Comme la flamme doit brûler éternellement,
elle n’est pas rallumée, mais «
ravivée », au moyen d’un dispositif
spécial. Elle est donc ravivée chaque
soir à 18 heures 30. Et tous les soirs au
crépuscule, par arrêté ministériel,
les « Amis de l’Association de la Flamme
sous l’Arc de Triomphe » sont chargés
de raviver la flamme.
PhA: Est-ce
que d’autres personnes ou d’autres associations
peuvent raviver la flamme?
GC: Oui,
des associations d’anciens combattants, des
soldats de régiments de l’Armée
française. Mais, le plus important à
mes yeux, ce sont les élèves des lycées,
des collèges ou des écoles. Et puis
il y a un rituel particulier. Lorsque la troupe
vient rendre les honneurs, il y a une « Sonnerie
aux Morts » pour rendre hommage aux soldats
morts pour la France.
PhA: Est-ce
que le Comité de la Flamme s’occupe
également de l’entretien de la tombe
du Soldat inconnu?
GC: Cela
fait aussi partie de ses activités.
PhA: En
2001, le service militaire a été supprimé
en France et l’Armée française
est devenue entièrement professionnelle.
Est-ce que le Comité de la Flamme participe
à des campagnes d’information pour
promouvoir l’engagement dans l’Armée?
GC:
Non, on accueille les personnalités sous
l’Arc de Triomphe, on accueille les gens qui
participent au plan « vigie-pirate ».
Il y a aussi des cérémonies de prises
d’armes, des drapeaux, des détachements
d’honneur. Mais je ne fais aucune promotion
pour l’Armée, ce n’est pas mon
rôle.
PhA: Et
que faites-vous pour les jeunes?
GC: J’ai
eu 9 000 jeunes qui sont venus cette année
(n.d.r. en 2006) dans le cadre de l’Éducation
nationale. Il y a eu des soirs où il y avait
200 jeunes ensemble devant le tombeau du Soldat
inconnu.
PhA: Est-ce
qu’il y a un événement qui vous
a touché plus particulièrement lorsque
des jeunes sont venus raviver la flamme?
GC: Oui,
cette jeune fille qui avait reçu le Prix
de la Résistance et qui a ravivé la
flamme aux côté du Président
de la République, M. Jacques Chirac, en 2003.
Il y a aussi beaucoup de jeunes qui font des concours
d’instruction civique et qui viennent à
l’Arc de Triomphe. Vous voyez, la tombe du
Soldat inconnu est un lieu où l’on
peut rencontrer beaucoup de gens...
PhA: Ce
soir, vous venez de participer à l’assemblée
générale de la section suisse de l’Observatoire
Citoyen de Défense et de Protection civile
(OCDPC), qui a eu lieu Genève, à l’invitation
de son président-délégué
pour la Suisse, M. Christian Thevenaz. Depuis de
nombreuses années, nous nous sentons très
concernés en Suisse par la protection civile.
En Suisse, toutes les caves des maisons sont aménagées
pour servir d’abris en cas de guerre ou d’épidémie.
Mon Général, pour vous qui avez participé
à de nombreuses guerres, quelle est l’importance
de la protection civile?
GC: La
protection civile est une activité qui concerne
les jeunes de notre époque, tout comme le
problème du terrorisme. Tout à l’heure,
nous avons entendu un remarquable exposé
sur la grippe aviaire. Eh bien le rôle de
la protection civile, c’est de protéger
la population, la société, comme nous
l’avons fait en notre temps contre l’ennemi.
C’est une nécessité aujourd’hui.
PhA: Je
reviens au Soldat inconnu et à l’histoire
pour ma dernière question. Est-ce qu’il
serait possible que le Soldat inconnu soit un Français
de Genève ou un Suisse mort pour la France?
GC:
C’est parfaitement possible. Tous les morts
au champ d’honneur pour notre liberté,
tous ces soldats inconnus sont représentés
par le Soldat inconnu. Et lorsqu’on ravive
la flamme, c’est un geste d’espérance
qui veut dire : « Plus jamais ça! »
NOTES:
1) Philippe Abplanalp
est le Secrétaire général de
l’Union
des Sociétés françaises de
Genève qui réunit 25 associations.
Historien, il prépare actuellement un ouvrage
sur l’histoire de la Communauté française
de Genève et il a effectué cet entretien
avec le général Combette, Président
honoraire de « La Flamme sous l’Arc
de Triomphe ».
2) N.d.r. classes préparatoires à
Saint-Cyr. Voir aussi notre article « Dix-huit
ans en 1944, témoignage d’un adolescent
candidat à Saint-Cyr » (en espagnol).
3) Observatoire Citoyen de Défense et de
Protection civile (OCDPC).
AUTRES RÉFÉRENCES:
- Union de Associations
« La
Flamme sous l’Arc de Triomphe »
(Chemins de Mémoire).
- Calendrier
du ravivement de la flamme.
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FRANCÓSFERA
MÉXICO-FRANCIA
El
Foro de la irradiación y de la defensa
de la Francofonía en América
Fundada
el 12 de diciembre de 2008. |
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Nota
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lucrativos cuyo objetivo es la preservación
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