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Eduardo Garzón-Sobrado, fundador.
S.A.I. Jean-Christophe Napoléon, Prince Impérial.
COPLAS SOBRE LA JORNADA DE WATERLOO
Couplets sur la journée de Waterloo

Por

Pierre-Jean de Béranger

Traducción del Instituto Napoleónico México-Francia ©
Pierre-Jean de Béranger (1780-1857)

 

Couplets sur la journée de Waterloo

1

De vieux soldats m'ont dit:
Grâce à ta Muse,
Le peuple enfin a des chants pour sa voix.
Ris du laurier qu'un parti te refuse ;
Consacre encor des vers à nos exploits,
Chante ce jour qu'invoquaient des perfides,
Ce dernier jour de gloire et de revers.
- J'ai répondu, baissant les yeux humides
Son nom jamais n'attristera mes vers,
Son nom jamais n'attristera mes vers.

2

Qui, dans Athène, au nom de Chéronée
Mêla jamais des sons harmonieux ?
Par la fortune Athènes détrônée
Maudit Philippe, et douta de ses dieux.
Un jour pareil voit tomber notre empire,
Voit l'étranger nous rapporter des fers,
Voit des Français lâchement leur sourire.
Son nom jamais n'attristera mes vers.

3

Périsse enfin le géant des batailles !
Disaient les rois: peuples, accourez tous.
La Liberté sonne ses funérailles ;
Par vous sauvés, nous régnerons par vous.
Le géant tombe, et ces nains sans mémoire
A l'esclavage ont voué l'univers.
Des deux côtés ce jour trompa la Gloire.
Son nom jamais n'attristera mes vers.

4

Mais quoi! déjà les hommes d'un autre âge
De ma douleur se demandent l'objet.
Que leur importe en effet ce naufrage?
Sur le torrent leur berceau surnageait.
Qu'ils soient heureux! leur astre, qui se lève,
Du jour funeste efface les revers.
Mais, dût ce jour n'être plus qu'un vain rêve,
Son nom jamais n'attristera mes vers.

Extrait des Œuvres Complètes de P.J. de Béranger - 1850 – pp. 218, 219 - Librairie Encyclopédique de Périchon – Bruxelles.

 

Coplas sobre la jornada de Waterloo

1

Viejos soldados me han dicho:
Gracias a tu Musa,
El pueblo al fin tiene cantos para su voz.
Ríe del laurel que un partido te niega;
Consagra nuevamente versos a nuestras hazañas,
Canta ese día que invocaban pérfidos,
Ese último día de gloria y de reveses.
- Respondí, bajando los ojos húmedos
Su nombre nunca entristecerá mis versos,
Su nombre nunca entristecerá mis versos.

2

¿Quién, en Atenas, al nombre de Queronea
Mezcló jamás sonidos armoniosos?
Por la fortuna Atenas destronada
Maldijo a Filipo, y dudó de sus dioses.
Un día igual ve a caer nuestro imperio,
Ve al extranjero traernos de vuelta los hierros,
Ve franceses sonreírles cobardemente.
Su nombre nunca entristecerá mis versos.

3

¡Perezca al fin el gigante de las batallas!
Decían los reyes: pueblos, acudid todos.
La Libertad entona sus funerales;
Por vosotros salvados, reinaremos por vosotros.
El gigante cae, y esos enanos sin memoria
A la esclavitud han condenado al universo.
De ambos lados ese día engañó a la Gloria.
Su nombre nunca entristecerá mis versos.

4

¡Pero qué! Ya los hombres de otra era
De mi dolor se preguntan el objeto.
¿Qué les importa en efecto este naufragio?
En el torrente su cuna sobrenadaba.
¡Que sean felices! Su astro, que se levanta,
Del día funesto borra los reveses.
Pero, así debiese este día no ser más que un vano sueño,
Su nombre nunca entristecerá mis versos.

Tomado de las Obras Completas de P.J. de Béranger - 1850 – pp. 218, 219 - Librairie Encyclopédique de Périchon – Bruselas.

 
Cortesía de Albert Martin.