« Tout pour l'Empire » - Instituto Napoleónico México-Francia.

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México.
Francia.
Instituto Napoleónico México-Francia - Institut Napoléonien Mexique-France
Eduardo Garzón-Sobrado, fundador.
S.A.I. Jean-Christophe Napoléon, Prince Impérial.
EL CINCO DE MAYO
Le cinq mai

Por

Pierre-Jean de Béranger

Traducción del Instituto Napoleónico México-Francia ©
Pierre-Jean de Béranger (1780-1857)
 

LE CINQ MAI

1821

Sur l'air de: Muse des bois et des accords champêtres.

1

Des Espagnols m'ont pris sur leur navire,
Aux bords lointains où tristement j'errais.
Humble débris d'un héroïque empire,
J'avais dans l'Inde exilé mes regrets.
Mais loin du Cap, après cinq ans d'absence,
Sous le soleil, je vogue plus joyeux.
Pauvre soldat, je reverrai la France:
La main d'un fils me fermera les yeux.

2

Dieux! le pilote a crié Sainte-Hélène!
Et voilà donc où languit le héros!
Bons Espagnols, là s'éteint votre haine;
Nous maudissons ses fers et ses bourreaux
Je ne puis rien, rien pour sa délivrance
Le temps n'est plus des trépas glorieux!
Pauvre soldat, je reverrai la France :
La main d'un fils me fermera les yeux.

3

Peut-être il dort, ce boulet invincible
Qui fracassa vingt trônes à la fois.
Ne peut-il pas, se relevant terrible,
Aller mourir sur la tête des rois?
Ah! ce rocher repousse l'espérance
L'aigle n'est plus dans le secret des dieux.
Pauvre soldat, je reverrai la France:
La main d'un fils me fermera les yeux.

4

Il fatiguait la Victoire à le suivre
Elle était lasse; il ne l'attendit pas.
Trahi deux fois, ce grand homme a su vivre;
Mais quels serpents enveloppent ses pas!
De tout laurier un poison est l'essence.
La mort couronne un front victorieux.
Pauvre soldat, je reverrai la France:
La main d'un fils me fermera les yeux.

5

Dés qu'on signale une nef vagabonde,
« Serait-ce lui ? disent les potentats:
« Vient-il encor redemander le monde?
« Armons soudain deux millions de soldats. »
Et lui, peut-être accablé de souffrance,
A la patrie adresse ses adieux.
Pauvre soldat, je reverrai la France :
La main d'un fils me fermera les yeux.

6

Grand de génie et grand de caractère,
Pourquoi du sceptre arma-t-il son orgueil?
Bien au-dessus des trônes de la terre
Il apparaît brillant sur cet écueil.
Sa gloire est là comme le phare immense
D'un nouveau monde et d'un monde trop vieux.
Pauvre soldat, je reverrai la France:
La main d'un fils me fermera les yeux.

7

Bons Espagnols, que voit-on au rivage?
Un drapeau noir ! ah, grands dieux, je frémis
Quoi! lui, mourir! ô gloire! quel veuvage!
Autour de moi pleurent ses ennemis.
Loin de ce roc nous fuyons en silence
L'astre du jour abandonne les cieux.
Pauvre soldat, je reverrai la France :
La main d'un fils me fermera les yeux.

Extrait des Œuvres Complètes de P. J de Béranger - 1850 – pp. 218, 219 - Librairie Encyclopédique de Périchon – Bruxelles.

 

EL CINCO DE MAYO

de 1821

Aire: Musa de los bosques y de los acordes campestres.

1

Españoles me llevaron en su navío,
A las orillas lejanas donde tristemente yo erraba.
Humilde vestigio de un heroico imperio,
Había en la India exiliado mis lamentos.
Pero lejos del Cabo, tras cinco años de ausencia,
Bajo el sol, bogo más gozoso.
Pobre soldado, volveré a ver a Francia:
La mano de un hijo me cerrará los ojos.

2

¡Dioses! ¡El piloto gritó Santa Helena!
¡Y he aquí pues dónde languidece el héroe!
Buenos españoles, ahí se extingue vuestro odio;
Maldecimos sus hierros y sus verdugos
Nada puedo, nada por su liberación
¡Ya no es tiempo de muertes gloriosas!
Pobre soldado, volveré a ver a Francia:
La mano de un hijo me cerrará los ojos.

3

Tal vez duerme, esa bola de cañón invencible
Que estrelló veinte tronos a la vez.
¿No puede acaso, levantándose terrible,
Ir a morir sobre la cabeza de los reyes?
¡Ah! Ese peñón vuelve a hacer crecer la esperanza
El águila ya no está en el secreto de los dioses.
Pobre soldado, volveré a ver a Francia:
La mano de un hijo me cerrará los ojos.

4

Él fatigaba a la victoria de seguirlo
Ella estaba cansada; él no la esperaba.
Traicionado dos veces, ese gran hombre supo vivir;
¡Pero qué serpientes envuelven sus pasos!
De todo laurel un veneno es la esencia.
La muerte corona una frente victoriosa.
Pobre soldado, volveré a ver a Francia:
La mano de un hijo me cerrará los ojos.

5

Apenas se señala una nave vagabunda,
« ¿Será él? Dicen los potentados:
« ¿Viene de nuevo a pedir el mundo?
« Armemos de repente a dos millones de soldados. »
Y él, tal vez agotado de sufrimiento,
A la patria dirige sus adioses.
Pobre soldado, volveré a ver a Francia:
La mano de un hijo me cerrará los ojos.

6

Grande de genio y grande de carácter,
¿Por qué con el cetro armó su orgullo?
Bien por encima de los tronos de la tierra
aparece brillante sobre este escollo.
Su gloria está ahí como un faro inmenso
De un nuevo mundo y de un mundo demasiado viejo.
Pobre soldado, volveré a ver a Francia:
La mano de un hijo me cerrará los ojos.

7

Buenos españoles, ¿qué se ve en la orilla?
¡Una bandera negra! ah, grandes dioses, me estremezco
¡Qué! ¡Él, morir! ¡Oh gloria! ¡Qué viudez!
A mi alrededor lloran sus enemigos.
Lejos de aquella roca huimos en silencio
El astro del día abandona los cielos.
Pobre soldado, volveré a ver a Francia:
La mano de un hijo me cerrará los ojos.

Tomado de las Obras Completas de P. J de Béranger - 1850 – pp. 218, 219 - Librairie Encyclopédique de Périchon – Bruselas.

 
Cortesía de Albert Martin.